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14 janvier 2020 à la bibliothèque pour son traditionnel coup de cœur coup de griffe et sa non moins traditionnelle galette !

La tempête n’avait pas dissuadé tous nos fidèles de se déplacer et les échanges ont été de qualité comme d’habitude.

Marité, au plus près des actualités, nous présente  « Inondation », premier livre en papier minéral écologique avec deux titres jumeaux d’Emile Zola et d’Evguéni Zamiatine.

Chez Zola, un patriarche paysan à la tête d’une famille prospère et unie raconte comment une crue de la Garonne en 1875 a détruit tous ses biens et provoqué la mort de tous ses descendants. Seul survivant, il fait le récit de la catastrophe qui commence en fin d’après-midi et se termine le lendemain matin. Zamiatine, quant à lui relate le calvaire d’une jeune femme stérile que son mari trompe dans sa propre maison avec l’adolescente qu’ils ont recueillie  une histoire « qui s’infiltre et déborde engloutissant tout sur son passage, et puis c’est la Neva, le fleuve qui coule à St Pétersbourg, et qui déborde aussi, ravageur et inattendu faisant rompre les digues et ployer tout sur son passage. »

Faty nous parle du dernier roman inachevé de Françoise SAGAN « Les Quatre coins du  « cœur » publié récemment à titre posthume. Denis Westhoff, le  fils de F. Sagan, explique qu’il est un jour tombé sur des feuillets rédigés par sa mère, feuillets qu’il a relus, complétés, travaillés pour que ce roman puisse voir le jour. Faty pose la question de la publication de livres post mortem, de leur légitimité et de la fidélité aux auteurs et nous permet d’échanger sur le sujet.

 

Et  fait une transition toute trouvée avec le livre de Greta THURNBERG« Sciences du cœur » présenté par Gérard,  écrit avec sa mère, son père et sa sœur. Ce récit à plusieurs mains d’une destinée hors norme, permet de mieux comprendre la militante écologique de 16 ans, rapidement devenue le symbole de la défense du climat, qui  se livre sur ses combats personnels, sur la naissance de sa vocation en faveur de la préservation de l’environnement ainsi que sur le soutien sans faille des membres de sa famille pour ses actions quotidiennes. Là aussi se pose la question de « qui à écrit quoi ? »,  tant la présence de la mère de Greta est pesante dans ce livre. Histoire d’une famille intéressante mais compliquée, intéressante au niveau du fonctionnement psychique de celle-ci et de la façon dont elle a pu se relever après avoir sombré.

 

Chantal nous a proposé une autre histoire de famille avec Alto Braco de Vanessa BAMBERGER, auteure et journaliste, une histoire de famille et ses secrets. Alto Braco ou l’ancien nom du plateau de l’Aubrac. C’est la mort de Douce, sa grand-mère qui l’a élevée avec sa grand-tante Granita qui va ramener Brune, la narratrice et Granita sur l’Aubrac. Comme souvent les obsèques, déclenchent  une avalanche de retrouvailles, de mises au point et de révélations surprenantes et bouleversantes, touchant Brune au plus profond d’elle-même. Ce livre est un hommage à  « ses »  grands-mères, souvent drôle et imagé, c’est aussi un roman de crises : de la crise identitaire de Brune Alazard, la parisienne, petite- fille de bistrotier parisien, et descendante d’éleveurs  aveyronnais, en mal de racines, de pays natal et de ( secrets de ) famille, à la crise de la viande sur fond de malbouffe et de vache folle, en passant par la crise des campagnes pas aussi déshéritées ni désertifiées qu’elles en ont l’air, et la crise  de la capitale- proclamée-  inhabitable… mais si  addictive que Brune  n’arrête pas d’osciller entre l’ Aveyron et Paris.

 

Maggy nous propose un vrai livre de création avec « La vie de Gérard Fulmard » de Jean ECHENOZ., parodie de roman d’espionnage.

Encore une fois, Echenoz va nous surprendre en nous déroulant des aventures rocambolesques truffées de  portraits à la fois précis, drôles  et déroutants. « Comme le dit Jean Echenoz « Un livre c’est chaque fois relancer les dés, on ne sait jamais ce qui va sortir » L’écrivain n’est jamais meilleur que quand il évoque la vie d’un individu sans qualités, comme le dénommé Gérard FULMARD (quel nom !), dont l’existence médiocre va s’emballer à la suite de circonstances que seul Echenoz pouvait imaginer. Le romancier fait aussi  visiter les arcanes d’un parti politique où la lutte pour le pouvoir fait rage et où il multiplie les portraits avec quelques clins d’œil évidents à des personnalités existant réellement.
Et pour terminer Jeanine, nous fait découvrir Akara Mazubayashi, né en 1951, universitaire japonais, tombé amoureux du français à dix huit ans qui entreprend des études au Japon et en France,  actuellement enseignant au département d’études françaises à l’université de Sofia de Tokyo. Il défend le français, l’enseigne mais surtout l’écrit : notons en particulier l’essai paru en 2011 « Une langue venue d’ailleurs et le roman présenté aujourd’hui Ame brisée.

Le roman est double, déjà dans le titre qui évoque à la fois la petite pièce de bois et l’âme humaine et dans la construction qui fait se côtoyer deux histoires dont il faudra découvrir le lien.

Le roman, compte de quatre chapitres courts aux titres de mouvements de concertos, pour mieux souligner le fil conducteur musical car c’est la vie d’un violon que nous allons suivre, violon qui assure le passage de relais entre les êtres et la pérennité de leur mémoire.

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