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Le thème de cette dernière animation de l’année était l’amour d’un fils pour sa mère ; quand celui-ci est écrivain et qu’il manie les mots avec bonheur son livre devient un hymne maternel !

Philippe Labro journaliste, réalisateur, homme de médias et auteur de chansons, célèbre pour ses premiers romans L’étudiant étranger et Un été dans l’Ouest qui racontent ses années américaines trouve dans ses derniers écrits une veine autobiographique parlant de son expérience de la mort imminente dans La traversée et d’une longue dépression dans Tomber 7 fois se relever 8

            Jeanine a rappelé, en introduction à ce roman, les hommes célèbres qui par leurs écrits ont parlé de leur mère, la magnifiant ou au contraire laissant éclater leur désarroi, leur tristesse lorsqu’ils ne sont pas sentis aimés par elle. Philippe Labro appartient à la première catégorie et à la suite d’ Albert Cohen et de son si émouvant Le livre de ma mère, du Romain Gary de La promesse de l’aube il fait de son roman  une ode à l’amour maternel.

Henriette Labro est d’abord une vieille dame qui vit sur les hauteurs de Nice à laquelle son fils vient rendre visite et dont il nous présentera au fil des pages et par des retours dans le passé un portrait physique ; mais celui-ci est à peine esquissé et c’est surtout un portrait moral qui est dessiné au fil des pages. Les mots qui le composent sont tous des chants de louange : un puits d’amour, de tendresse, de générosité, un modèle d’altruisme, de tolérance, de bonté et un goût de la vie qu’elle répétait à travers son credo : il faut vivre car la vie est belle. On peut se poser la question et se demander si ce portrait si beau est celui de la réalité ou s’il est embelli par le sentiment de culpabilité d’un fils pas assez présent, aux visites écourtées et qui à l’avant dernière page laissera entrevoir son sentiment de culpabilité «  Mais l’ai-je assez aimée ? »

Ma mère cette inconnue est donc un chant d’amour maternel.Mais son titre par l’emploi de l’adjectif inconnu laisse entrevoir une autre composante. Il est aussi une enquête journalistique qui veut retrouver le passé de celle dont les silences ont laissé planer des zones d’ombre que le romancier désire éclaircir. Il veut comprendre quelle enfant, quelle adolescente, quelle jeune fille elle fut. C’est une quête de la vérité : savoir qui était Henriette Carisey dite Netoucka, Netka puis, plus tard, Mamika. Fille illégitime d’Henrik de Slizien comte polonais à la tête d’un domaine couvrant presque toute la Silésie actuelle et de Marie Hélise Carisey issue d’une famille pauvre de paysans du Doubs, elle est très tôt abandonnée par sa mère ; elle fut une enfant valise posée ça et là puis oubliée mais aimée par les deux femmes Mannny puis Marraine qui la recueillirent. A 20 ans elle rencontre Jean Labro de 20 ans son aîné et trouvera auprès de lui la stabilité, l’amour, la protection qu’elle n’avait jamais connus.

Livre d’enquête, livre double, Ma mère cette inconnue est avant tout, je crois, un roman sur la mère, sur le rôle central qu’elle tient dans l’épanouissement de ses enfants, dans la construction de leur personnalité. Il est d’ailleurs placé sous sous la protection d’Albert Cohen dont il cite une phrase en exergue.

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