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Septembre est le mois des cartables, le mois d’octobre celui des livres neufs, des sorties en librairie et donc des coups de cœur – ou coups de griffe – des habitués de la bibliothèque. A nouveau ce furent de belles découvertes auxquelles nous fûmes conviés.

Maguy nous a entraînés dans un récit présenté de façon originale par Joseph Pontus dont le livre A la ligne évoque non seulement des vers libres avec donc ce saut à la ligne à chaque courte phrase mais aussi par un autre sens de l’expression dans le travail à la chaîne dans un abattoir où le héros est intérimaire. Jean Paul Dubois l’a aussi séduite par son roman Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon dans lequel le narrateur Paul, originaire de Toulouse comme presque tous les personnages de cet auteur, purge un peine de prison de deux ans au Canada. Il revient dans le passé sur le couple improbable que furent ses parents : lui pasteur qui veut vivre dans la vérité de sa foi et elle femme libre qui ironise sur cette formule. On y rencontre tour à tour une église ensablée dans les dunes, une mine d’amiante à ciel ouvert ; le lecteur marchera dans ces décors variés attendant avec curiosité la fin du livre et donc le pourquoi de l’enfermement. Faty a présenté Les victorieuses de Lætitia Colombani l’auteur du best seller La tresse. Deux époques, deux femmes : Solène brillante avocate victime d’un burn-out tente de se reconstruire en devenant écrivain bénévole, à la Maison des femmes, auprès de Sumeya, Salma, la Renée des femmes que la vie a abîmées. Un siècle auparavant Blanche Peyron, qui a voué sa vie à l’Armée du Salut, se bat pour les déshéritées, les exclues et veut construire pour elles, un lieu où elles pourront vivre dans la dignité, élever leurs enfants loin de la violence, de la précarité physique ou affective car « ce qui vous manque dans l’enfance vous manque pour l’éternité ».  Françoise a laissé parler Cali connu aussi comme chanteur, interprète, compositeur dans le récit Seuls les enfants savent aimer où il s’adresse à sa mère morte alors qu’il avait six ans ; croyant le protéger sa famille ne le laisse pas assister aux obsèques et cette absence à la cérémonie va rendre son deuil si difficile et c’est en des termes très émouvants qu’il nous en parle. Jeanine a choisi Girl de Edna O’Brien. A 88 ans la romancière irlandaise qui écrit à la 1ère personne se met dans la peau d’une adolescente enlevée par Boko Haram. Après une enquête minutieuse elle décrit le rapt en compagnie de ses camarades de classe, la faim, la terreur de ces collégiennes. Mais le plus difficile sera son évasion avec l’enfant qu’elle a eu d’un de ses bourreaux et l’hostilité de sa famille qui la juge coupable d’avoir été souillée par ce viol. La tendresse et la beauté offriront à la fin une lumière à ce roman. Macau parle du dernier roman de Cécile Coulon jeune romancière française de 29 ans Une bête au paradis. L’opposition est dans le titre avec la cruauté, la force mauvaise que suggère le mot bête alors que paradis laisse entrevoir la beauté, l’élégance. Cette opposition sera celle de la ville et de la campagne, de la lignée des femmes fortes, Émilienne et sa petite fille Blanche, ancrées dans cette ferme et Alexandre, le premier et l’unique amour de Blanche, le bel adolescent qui rêve de partir. Écrit avec sobriété ce roman parle d’amour, de rivalité, de vengeance et dans sa brutalité laisse peu de place à l’attendrissement mais sa force crée une beauté sauvage qui envoûte. Magali a choisi Jackie Copletone qui dans La voix des vagues nous emmène à Nagasaki le 9 août 1945 le jour où les Américains ont bombardé la ville puis des décennies plus tard aux États Unis où une vieille femme ouvre la porte à un homme défiguré qui prétend être son petit fils survivant de la catastrophe. Le roman sera un aller et retour entre deux pays, deux époques et le romanesque de l’intrigue va conférer beaucoup de charme à ce récit. Marie Thé a été séduite par Tout le bleu du ciel de Melissa da Costa. Un jeune homme de 26 ans Émile atteint d’une forme précoce de la maladie d’Alzheimer et auquel les médecins ne prêtent que 2 ans de vie choisit de renoncer aux soins que sa famille a choisis, de fuir leur compassion pour vivre intensément ce court sursis. Après avoir acheté un camping car et posté une annonce sur Internet il part avec Joanna dont il ne sait rien sauf qu’elle a un grand chapeau noir et un sac à dos pour tout bagage. Le roman, long, va décrire ce road movie, la rencontre avec la nature, leur découverte respective l’un de l’autre, l’amitié, l’introspection, la naissance de l’amour. La beauté des paysages, celle des rencontres en font un roman joli et attachant, plein d’humanité.

Une fois de plus la magie des mots, des livres, a opéré et ces coups de cœur ont aiguisé notre appétit de découvertes littéraires.

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