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Les paquebots-poste français et la naissance d'un service public en France (1835-1914) : Etat et concessions postales aux compagnies privées

Le 18/09/2019 à 17 h 30

Par Marie-Françoise Couvenhes

La mise en place de services maritimes postaux date du premier tiers du XIXe siècle. Le souci de l’Etat de disposer de liaisons maritimes régulières, afin d’acheminer les dépêches, s’accrut au cours du XVIIIe siècle, au moment où la France voulut établir des liaisons étroites avec ses colonies et où se produisit l’essor de ses relations commerciales. L’avènement de la navigation à vapeur permit de concevoir techniquement des relations postales maritimes régulières dès les années 1830. La question qui se posait alors était celle de la gestion de tels réseaux postaux. L’Etat pouvait choisir ou bien d’organiser des départs réguliers sur des destinations précises en signant des contrats avec des armateurs privés, ou bien d’exécuter le service en régie. Ces deux modes furent alternativement utilisés.

L’objet de cette conférence est d’étudier la manière dont l’Etat a géré, d’abord directement, puis indirectement ses services maritimes postaux au cours du XIXe siècle.

En 1835, l’Etat crée un réseau postal en Méditerranée. Cependant à partir de 1851, la concession l’emporte définitivement sur l’exploitation en régie, trop coûteuse. Le modèle alors choisi par le gouvernement français s’inspire d’exemples étrangers, autrichien et surtout britannique. Des compagnies de navigation privées, les Messageries Maritimes (1851) et la Compagnie Générale Transatlantique (1861) principalement, se voient concéder des services maritimes postaux, en Méditerranée, dans l’Océan Atlantique et au-delà de Suez, les services plus restreints étant confiés à des compagnies de plus petite taille. Ces compagnies s’engagent à desservir des lignes postales régulières, selon les termes d’un cahier des charges, en échange d’une subvention. Cette délégation s’effectue dans le cadre juridique précis de la concession, au terme d’une convention signée entre les compagnies de navigation et les ministères des Finances et des Postes et des Télégraphes.

Ce mode d’exploitation subventionné est maintenu en France jusqu’à la première guerre mondiale. Quels sont les facteurs du maintien jusqu’au début du XXe siècle du principe du subventionnement des lignes postales et en quoi ce mode d’exploitation participe-t-il de l’émergence d’un service public en France ? Peut-on parler d’une spécificité des services maritimes postaux français ?

L’évolution du mode d’exploitation des services maritimes postaux montre les hésitations des pouvoirs publics dans un premier temps puis l’orientation irréversible vers la concession de service public. Ainsi de 1835 à 1851, on peut considérer que les pouvoirs publics sont à la recherche du modèle le plus fiable et le plus viable possible. De 1851 à 1883, est mis en place l’ensemble des grands réseaux maritimes postaux, tous confiés à des entreprises privées (2ème partie). Enfin de 1883 à 1914, il apparaît que le service maritime postal associe à la simple fonction de transport des dépêches de multiples autres fonctions participant de la naissance d’un service d’intérêt général de liaison entre la métropole et ses colonies (3ème partie).

La conférencière est professeure d’histoire en classes préparatoires au lycée Dupuy de Lôme (Lorient).

Conférence organisée en partenariat avec l’UCO-BS ouverte à tous les adhérents de l’UTA.

Salle : Amphithéâtre

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