Georges Brassens et la Bretagne

Description

Georges Brassens a toujours revendiqué ses origines sétoises, mais il réclamait aussi le droit d’aimer une autre province de France. La Bretagne a été celle où il a vécu des moments privilégiés au bord du Trieux pour se ressourcer.
Bien que profondément attaché à sa ville natale, Georges Brassens est devenu amoureux des Côtes-du-Nord. Son histoire avec la Bretagne débute au début de la seconde guerre mondiale. Il a 20 ans et rejoint sa tante Antoinette au 73 rue d’Alésia, dans le 14ème arrondissement.
Durant 3 ans il vit dans ce quartier populaire, tandis que Paris est occupée par la Wehrmacht.
En mars 1944, Brassens profite d’une permission pour s’évader d’Allemagne et rejoindre Paris en cachette. Il n’y retournera pas. Afin d’échapper aux représailles, il est hébergé par Jeanne Planche, 9 impasse Florimont, dans le 14ème arrondissement dans sa modeste maison où il restera même après la Libération. Dans cette petite maison, le chanteur a écrit certains de ses plus grands succès.
En juillet 1956 Georges Brassens accompagne Jeanne, en Bretagne. Elle est originaire de Lanvollon où elle est née 6 rue du Leff. Elle lui racontes sa Bretagne et lui transmet son amour pour notamment pour la région de Paimpol et Lézardrieux. C’est la première fois qu’il y vient et il découvre le littoral, l’anse de Paimpol, Tréguier, l’Arcouest et son panorama sur Bréhat, Loguivy de la Mer. Au cours de son séjour, il tombe amoureux du coin.
Son attachement pour la Bretagne l’y ramène régulièrement et peu à peu il y prend ses habitudes. La mer lui rappelle de nombreux souvenirs de son adolescence. Là, il se sent au calme et apprécie l’authenticité des gens auprès desquels il noue de solides attaches qu’il gardera jusqu’au bout.
Il y revient tous les étés, en location jusqu’au moment où il décide d’acquérir une maison. ce sera Kerflandry, située sur les bords du Trieux, tout à côté du port de plaisance. Cette haute bâtisse traditionnelle domine Le Trieux, tout juste en aval du port. Elle offre au poète un panorama toujours changeant. Lui, l’artiste, qui se lève à 4 ou 5 heures du matin pour travailler, se reproche ses tentations à ne rien faire d’autre que regarder. La mer, toujours la mer ! Il se balade avec son caniche noir, pour profiter de la lumière du matin, « ma lumière préférée », il aime arpenter les rives du Trieux. Les grèves de Kermouster font partie de ses terres d’évasion.
Il y reçoit des personnalités parisiennes, Pierre Tchernia, Marcel Amont, Fred Mella, l'écrivain Louis Nucéra…
À partir de 1971 jusqu’au terme de sa vie, Brassens passe deux mois tous les étés chez lui, à Lézardrieux. Un de ses amis, Pierre Mulot, a été l’un des derniers à le voir avant son grand départ. « C’était à la fin août 1981. Georges se savait condamné. Il souffrait terriblement d’un cancer du colon. Mais il avait voulu venir voir ses copains de Lézardrieux. Pour nous dire adieu ».
Georges Brassens est parti depuis 40 ans. S’il repose à Sète, son ombre se promène à jamais sur notre littoral breton qu’il a tant aimé et ses chansons y résonnent à jamais.

 

Détail
Antenne
Vannes
Thème
Littérature
Conférencier
Michelle LE GREN
Prix
5 €
Prix (non adhérents)
7 € (la conférence est donc ouverte aux non adhérents)
Date de la session
18/11/2021 14h30
Lieu de la session
Vannes, IUT, 8 rue Montaigne, amphithéâtre Sauvy
Durée
01h30
Nombre de places
242