Histoire des navires de l'Egypte ancienne à Tabarly
Mardi 26 janvier
Des rives du Nil à la mer : la construction des bateaux égyptiens, Alexander Belov, Docteur en archéologie navale, Brest
La construction navale en Égypte ancienne s’est développée sur près de quatre millénaires, avant l’adoption, avec l’arrivée des Grecs, des méthodes méditerranéennes. La rareté en Égypte de bois bien adapté à la charpenterie navale a conduit à des solutions techniques originales et souvent remarquables. Les Égyptiens construisaient une grande variété d’embarcations nilotiques de toutes tailles. Cependant, ils naviguaient également en Méditerranée et en mer Rouge depuis le IIIᵉ millénaire de notre ère. L’iconographie, particulièrement abondante, constitue une source majeure pour suivre cette évolution technique. Il y reste pourtant d’importantes lacunes dans notre connaissance qui sont graduellement comblées par l’archéologie sous-marine.
Mardi 2 février
Quelle galère ! L'architecture des vaisseaux à rames, des Grecs à Louis XIV, Matthieu Gabarda, agrégé d’Histoire, doctorant au Centre Camille Jullian (université d’Aix-Marseille
Longtemps, la victoire sur mer a été décidée par la qualité des équipages de rameurs propulsant les navires. Ce sont eux qui, en 480 av. J.-C., assurent la victoire des Athéniens sur les Perses dans la baie de Salamine. Surclassées dès le début du XVIIe siècle par les premiers vaisseaux de ligne, comme le galion, les galères restent des bâtiments de prestige. En témoigne le lancement de la Réale, en 1694, pour commander l’escadre des galères de France sous Louis XIV. Pour accommoder des chiourmes aux effectifs parfois très nombreux, les galères présentent des éléments structurels originaux, de l’assemblage du bordé au montage du pont. Des éléments qu’il nous appartiendra d’étudier en détail.
Mardi 9 février
Les navires du royaume des Francs (VIe-Xe siècle), Nicolas Bernier, Docteur en histoire médiévale, Université de La Rochelle
Le navire bien connu pour le haut Moyen Âge est le langskip scandinave. Pourtant, lorsque les "drakkars" longent les côtes franques puis remontent ses estuaires et ses cours d'eau, ils ne sillonnent pas des eaux abandonnées. Des navires parcourent en effet "l'océan gaulois", les littoraux de l'Aquitaine et de la Neustrie, ainsi que les nombreux cours d'eau du bassin atlantique du royaume franc. La relecture des sources historiques, les découvertes archéologiques récentes et des études iconographiques permettent aujourd'hui de peindre un tableau de ce que furent les navires francs du haut Moyen Âge sur le versant atlantique. La corrélation de ces données permettra lors de la communication de présenter une nomenclature de ces navires avec 7 types différents de bateaux, les techniques de navigation de ces embarcations et leurs utilisations durant le haut Moyen Âge.
Mardi 16 février
Le navire vénète et l’architecture proto-membrure première, Jacques de Certaines, Dr ès sciences, Délégué Bretagne de la SFHM.
En 56 avant notre ère, Jules César a attaqué la flotte coalisée autour des Vénètes car elle contrôlait la Manche et l’empêchait de conquérir l’île de Bretagne (L’Angleterre). César nous a laissé une description du navire vénète : un lourd navire de charge construit sur sole, à franc-bord, un seul mât et voile carrée, constituant une sorte de chaînon manquant qualifié de « proto-membrure première » dans l’histoire de la construction navale. Un projet de construction d’une réplique navigante est actuellement porté par l’association Mor Er Wenediz 56 en partenariat avec l’association Les Vieilles Voiles de Rhuys.
Mardi 23 février
Histoire des voiles et gréements, Pierre Bonneviot, ingénieur
Les voiles et gréements ont été modifiés au cours de l’Histoire en fonction des aires de navigation et des objectifs (guerre ou transport). D’où vient la force vélique qui fait avancer les navires ? Quelle position du mât ? Quelle relation entre la voilure et l’architecture de la coque? Quelles géométrie et surface des voiles ? Quels matériaux pour les voiles ? Voiles carrées, voiles latines, voiles auriques, voiles marconi… chacune a son histoire ?
Mardi 9 mars
Histoire et archéologie des instruments de navigation, Gaëlle Dieulefet, Docteure en Archéologie, Maître de conférences HDR, Nantes Université UMR 6566 CReAAH-LARA, Institut Universitaire de France.
Plongez dans l’histoire des navigateurs qui affrontaient l’inconnu, guidés par leurs astrolabes, leurs boussoles ou simplement par les étoiles. Les découvertes archéologiques permettent aujourd’hui de décrypter ces instruments : leurs matériaux, leurs fonctions réelles, leur usage pratique ou parfois symbolique. Chaque objet exhumé éclaire les savoir-faire et les contraintes de la navigation ancienne. Ces outils ingénieux ont ouvert la voie aux grandes explorations et transformé notre compréhension du monde. Entre science, technique et héritage maritime, ils racontent une étape clés de notre histoire maritime.
Mardi 16 mars
Histoire de la cartographie et du balisage, Jacques de Certaines, Dr ès sciences, Délégué Bretagne de la SFHM
Si le balisage et la cartographie sont anciens, leur mise en œuvre de façon opérationnelle est beaucoup plus récente. Les cartes, les premières dessinées sur des peaux ou même des blocs d’argile, ont évolué avec la vision du monde (terre plate ou sphérique) et surtout avec les outils de cartographie, des « cartes plates » à Mercator et jusqu’au techniques modernes (par exemple le programme Litto3D). Le SHOM, en France, est issu d’une longue tradition. Pour le balisage, ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle que de difficiles accords internationaux ont commencé à y mettre de l’ordre, non sans parfois la résistance de pilotes locaux craignant de perdre leur emploi. Que sera-t-il demain avec le développement de la localisation par satellites ?
Mardi 23 mars
Histoire des grandes routes de navigation, Pierrick Pourchasse, professeur émérite d’Histoire moderne, UBO.
Depuis la fin du Moyen-Âge, les Européens, en raison d’un accroissement de la sécurité en mer (affaiblissement de la pression barbaresque en Méditerranée et disparition de la menace viking dans les mers nordiques), d’une meilleure connaissance des vents et des courants ainsi que d’une connaissance accrue des techniques permettant de faire le point en mer peuvent désormais s’éloigner des mers bordières des continents. Les grands espaces océaniques s’ouvrent à la navigation et aux « grandes découvertes » qui aboutissent au tour de monde de Magellan en 1519-1521. Dès cette époque, les grandes routes maritimes sont déjà bien établies que ce soit vers l’Atlantique nord pour la pêche à la morue, vers l’Amérique centrale, grande zone de colonisation européenne ou vers les richesses du continent asiatique. Une intense activité maritime peut dès lors se développer entre les différentes parties du monde.
Mardi 30 mars
Histoire des innovations d’Eric Tabarly pour la plaisance et la course au large, Stéphane Le Coq, médiateur, Cité de la voile Eric Tabarly, Lorient
Éric Tabarly, figure emblématique de la voile française, a révolutionné à la fois la course au large et la plaisance grâce à une approche innovante, technique et visionnaire. Cette conférence retracera son parcours d’officier de marine devenu pionnier de la compétition océanique, en mettant en lumière ses nombreuses avancées technologiques introduites à travers ses différents Pen Duick.
Ce cycle est co-organisé avec la Société Française d'Histoire Maritime (SFHM) et l'Union des Associations de Navigateurs du Morbihan (UNAN 56)
- Antenne
- Vannes
- Lieu
- Vannes, 39 bis rue Albert 1er (entrée par la rue Jules Verne)
- Durée
- 01h30
- Sessions récurrentes
- le Mardi à 10:00
- Fréquence
- Hebdomadaire
- Prix
- 54 €
- Nombre de places
- 50