Le Cinéma du Mois

Plusieurs projections cinématographiques sont organisées au cours de l’année, le samedi à 14 h 30, dans la salle Morbihan de l’UTA, sauf information contraire. Elles sont accessibles à tous les adhérents de l’Université Tous Ages de Vannes et sa région ainsi qu’aux adhérents de l’association Cinécran.

Les séances sont assurées bénévolement par Catherine Lerooy. Ses commentaires apportent un éclairage en proposant aux spectateurs divers points d’analyse. Les films viennent ensuite enrichir le fonds de DVD de la bibliothèque où vous pourrez les emprunter.

 

Calendrier des séances :

9 octobre - 27 novembre - 4 décembre - 8 janvier - 5 février - 5 mars - 9 avril - 7 mai 

 

Samedi 9 octobre à 14 h 30

The Constant Gardener  - de  Fernando Meirelles – Allemagne - Grande-Bretagne – 2005 – 1h30  -  d'après le roman de John le Carré

Résumé : Au Kenya, Tessa Quayle, brillante avocate militante, est retrouvée assassinée. Son mari Justin, diplomate réservé, ébranlé par ce deuil décide de terminer l'enquête que menait sa femme sur l'industrie pharmaceutique, afin d'en révéler les actes criminels.

Récompenses : Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle (Rachel Weisz), Etats-Unis, 2006 / BAFTA Award du meilleur montage, Grande-Bretagne, 2006…

 

Samedi 4 décembre à 14 h 30 - En partenariat avec l'association ArtPont

Attention : séance au cinéma La Garenne. Tarif adhérents UTA et ArtPont : 6, 70 €

Leaning Into the Wind (Penché dans le vent) -  de Thomas Riedelsheimer – Allemagne – 2017 – 1h37

Andy Goldsworthy est un artiste mondialement reconnu pour son travail éphémère et permanent avec la nature, le Land Art. Il y a 16 ans, de sa rencontre avec le réalisateur Thomas Riedelsheimer est né le succès mondial Rivers and Tides. Entre 2013 et 2016, les deux hommes sont repartis à l’aventure. On découvre comment Andy Goldsworthy s’introduit lui même dans ses œuvres, comment son travail devient à la fois plus fragile et plus personnel, plus sévère et plus difficile, incorporant des machineries massives et des équipes importantes sur de plus gros projets. Penché dans le vent est un voyage créatif qui nous mène d'Edimbourg à la réserve d'Ibitipoca au Brésil, du sud de la France à la Nouvelle-Angleterre.

 

Il reste 6 séances à programmer, à choisir dans la liste suivante qui comporte 12 films. Vous voulez participer à la sélection ?

Envoyez vos choix à l'animatrice Catherine Lerooy : c.lerooy@orange.fr 

I am not Madame Bovary  - de Xiaogang Fei – Chine  - 2016  - 2h20
Résumé : Li Xuelian et son mari Qin Yuhe simulent un divorce pour obtenir un second appartement. Six mois plus tard, Qin se marie à une autre femme. Abandonnée et bafouée, Li se lance dans une quête de justice qui va durer des années. Un portrait satirique de la Chine à travers le combat d'une femme déterminée à faire valoir ses droits.
Critique presse : "Dans le film de Feng Xiaogang, aussi beau qu'acide, une femme discréditée par son mari se débat pour rétablir son honneur dans un cadre stylisé à l'extrême."Libération - Marco Uzal / "Portrait caustique de la Chine actuelle, le film se distingue par sa beauté formelle stupéfiante." Les Fiches du Cinéma - Valentine Verhague

Récompenses : Coquille d'Or et Coquille d'Argent de la meilleure actrice (Fan Bingbing) au Festival de San Sebastian, Espagne, 2016 / Prix de la critique au Festival international du film de Toronto, Canada, 2016

 

L’Exercice de l'Etat – de Pierre Schoeller – France- 2011 - 1h47
Résumé : Bertrand Saint-Jean, le ministre des transports, est réveillé en pleine nuit par son directeur de cabinet. Un car a basculé dans un ravin. Il y va, il n'a pas le choix. Ainsi commence l'odyssée d'un homme d'Etat dans un monde toujours plus complexe et hostile. Vitesse, lutte de pouvoirs, chaos, crise économique... Tout s'enchaîne et se percute. Une urgence chasse l'autre. A quels sacrifices les hommes sont-ils prêts ? Jusqu'où tiendront-ils ? L'Etat dévore ceux qui le servent.

Récompenses :  Prix du meilleur film français du Syndicat français de la critique de cinéma, France, 2012 / César du meilleur scénario original, du meilleur acteur dans un second rôle (Michel Blanc) et du meilleur son, France, 2012

 

Swim little fish swim  -  de Ruben Amar et Lola Bessis  - USA/France – 2012  - 1h35
Résumé : Dans son petit appartement new-yorkais où il vit avec sa femme, Leeward, musicien talentueux et atypique, compose des morceaux à l'aide de jouets de sa fille de trois ans, Rainbow. Lilas, jeune vidéaste, traîne sa valise de squats d'artistes undergrounds en galeries branchées, en espérant percer dans le milieu fermé de l'art contemporain. Leur rencontre pourrait bien les pousser à enfin accomplir leurs rêves...

Critiques presse : "Tendre, mélancolique et diablement attachant, ce feel-good movie révèle un vrai visage de cinéma - Lola Bessis (aussi coréalisatrice avec son compagnon Ruben Amar) – et dit bien le hiatus entre le désir, infantile et beau, de laisser l'art et l'humain guider sa vie, et la réalité d'une société en quête de performance et d'efficacité." TéléCinéObs - Nicolas Schaller

Récompenses : Prix du public au Festival Mamers en Mars, France, 2014

 

Le sens de la fête  - de Eric Toledano et Olivier Nakache – 2017 - 1h57  -  En hommage à Jean-Pierre Bacri
Résumé: Max est traiteur depuis trente ans. Des fêtes il en a organisé des centaines, il est même un peu au bout du parcours. Aujourd'hui c'est un sublime mariage dans un château du XVIIème siècle, un de plus, celui de Pierre et Héléna. Comme d'habitude, Max a tout coordonné : il a recruté sa brigade de serveurs, de cuisiniers, de plongeurs, il a conseillé un photographe, réservé l'orchestre, arrangé la décoration florale, bref tous les ingrédients sont réunis pour que cette fête soit réussie... Mais la loi des séries va venir bouleverser un planning sur le fil où chaque moment de bonheur et d'émotion risque de se transformer en désastre ou en chaos. Des préparatifs jusqu'à l'aube, nous allons vivre les coulisses de cette soirée à travers le regard de ceux qui travaillent et qui devront compter sur leur unique qualité commune : le sens de la fête.

Critique presse : "Le sens de la fête", c'est une succession de sketches menés à cent à l'heure. Mais c'est aussi une histoire de solidarité, qui déborde de tendresse et d'humanité." Le Parisien - Catherine Balle

The Reader – de Stephen Daldry – USA/Allemagne – 2008  - 1h59  -  d'après le roman de Bernhard Schlink
Résumé : Allemagne de l'Ouest, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale. Un adolescent, Michael Berg, fait par hasard la connaissance de Hanna, une femme mystérieuse de 35 ans dont il devient l'amant. Commence alors une liaison passionnelle dans laquelle la lecture tient une place importante, jusqu'à ce que Hanna disparaisse subitement. Huit ans plus tard, devenu étudiant en droit, Michael assiste aux procès des crimes de guerre nazi. A sa grande surprise, il retrouve Hanna sur le banc des accusés.

Récompense :  Oscar de la meilleure actrice (Kate Winslet), Etats-Unis, 2009

 
Martin Eden  - de Pietro Marcello – Italie/France -2019 – 2h08  - d'après le roman de Jack London
Résumé : A Naples, au cours du XXème siècle, le parcours initiatique de Martin Eden, un jeune marin prolétaire, individualiste dans une époque traversée par la montée des grands mouvements politiques. Alors qu'il conquiert l'amour et le monde d'une jeune et belle bourgeoise grâce à la philosophie, la littérature et la culture, il est rongé par le sentiment d'avoir trahi ses origines.

Récompenses : Coupe Volpi de la meilleure interprétation masculine (Luca Marinelli) à la Mostra de Venise, Italie, 2019  - Prix Platform au Festival international du film de Toronto, Canada, 2019

 

Chanson douce  - de Lucie Borleteau – France  - 2019  – 1h35  - d'après le roman de Leïla Slimani
Résumé : Paul et Myriam ont deux enfants en bas âge. Ils engagent Louise, une nounou expérimentée, pour que Myriam puisse reprendre le travail. Louise se montre dévouée, consciencieuse, volontaire, au point que sa présence occupe une place centrale dans la famille. Mais très vite les réactions de Louise deviennent inquiétantes.

Critique presse :  "La mise en scène enserre le récit autant que le spectateur d'un cadre inquiétant. Et le trio d'acteurs est impeccable, Karin Viard en particulier, inoubliable dans ce rôle d'ogresse." Le Nouvel Observateur  - Xavier Leherpeur

L’Afrance  - de Alain Gomis – France /Sénégal – 2011 - 1h30
Résumé : El Hadj est un étudiant sénégalais à Paris. Son titre de séjour étant arrivé à son terme, il se trouve confronté à un dilemme : soit retourner au Sénégal, soit demeurer clandestinement en France. Pris dans des tourbillons contradictoires, entre sa volonté de rentrer travailler pour son pays, et celle de rester finalement là où il se sent bien, il est tourmenté par ses convictions autant que par ses désirs non assumés. Le souvenir de l'homme qu'il était, l'image de l'homme qu'il espérait incarner et le constat de l'homme qu'il se sent devenir...

Critique presse :  "Enfer du sans-papiers, filmé sans misérabilisme par le réalisateur, Alain Gomis, qui parvient à nous toucher en plein coeur." Télé Obs Cinéma - Olivier Bonnard/  "Alain Gomis fait admirablement ressentir le carcan de ces situations où l'expérience humaine n'a plus sa place, remplacée par les automatismes de la répression et de la survie." Télérama - Frédéric Strauss

 
De toutes nos forces  – de Nils Tavernier – France  – 2013  - 1h26mn
Résumé : Comme tous les adolescents, Julien rêve d'aventures et de sensations fortes. Mais lorsqu'on vit dans un fauteuil roulant, ces rêves là sont difficilement réalisables. Pour y parvenir, il met au défi son père de concourir avec lui au triathlon "Ironman" de Nice : une des épreuves sportives les plus difficiles qui soit. Autour d'eux, c'est toute une famille qui va se reconstruire pour tenter d'aller au bout de cet incroyable exploit.

Critique presse : "Résolument optimiste, bourré d'énergie positive, le nouveau film de Nils Tavernier raconte la belle histoire d'un jeune handicapé qui, à force de courage et de volonté, va bouleverser la vie de sa famille. Excellente interprétation de Jacques Gamblin, Alexandra Lamy et Fabien Héraud." Le Monde - Franck Nouchi

Récompense : Salamandre d'Or au Festival du Film de Sarlat, France, 2013

 

Refugiado – de Diego Lerman  - Argentine /Colombie/France – 2014  - 1H33

Résumé: Laura et son fils de 7 ans quittent précipitamment leur appartement de Buenos Aires pour échapper à l'emprise d'un père menaçant. Les deux fugitifs s'engagent alors dans une course contre la montre à la recherche d'un refuge et d'une nouvelle vie.

Critique presse: "Traiter d'une situation aussi délicate nécessite un point de vue affûté que maîtrise le puriste Diego Lerman ("L'OEil invisible"). Il filme à hauteur d'enfant, au plus près des personnages, preuve que lorsque l'étau se resserre autour de la mère et du petit garçon, leur union fait plus que jamais leur force." Première - Hendy Bicaise/ "Voilà un film de mise en scène plus que de scénario, anxiogène et éblouissant. (...). Ce film fait pleinement confiance au cinéma. Et c'est moins fréquent qu'on ne le croit."Studio Ciné Live - Xavier Leherpeur

 

A bout de souffle  - de Jean-Luc Godard – France - 1959  - 1h26  - En hommage à Jean-Paul Belmondo
Résumé: A Marseille, Michel Poiccard, un jeune voyou, vole une voiture et tue le motard qui le poursuivait. A Paris, il retrouve, sur les Champs-Elysées, Patricia, une jeune américaine qui vend le "New York Herald Tribune". Il lui propose de le suivre en Italie...

Jean-Luc Godard signe ici son premier long-métrage. A bout de souffle est tiré d'une histoire vraie, François Truffaut s'étant inspiré d'un fait divers pour proposer le sujet à Jean-Luc Godard. A partir de cette histoire, Godard à tissé un scénario alliant un récit éclaté, un regard quasi documentaire sur Paris ainsi qu'une certaine poésie.

Récompenses: Ours d'Argent du meilleur réalisateur à la Berlinale, Allemagne, 1960/Prix Jean Vigo, France, 1960/Prix Méliès, France, 1960

 

Laura  - de Otto Preminger  - USA - 1944  - 1h28
Résumé : Qui a tué Laura Hunt, une ravissante jeune femme qui doit une partie de sa notoriété au chroniqueur Waldo Lydecker ? L'inspecteur Mark McPherson mène l'enquête et interroge notamment Lydecker, qui considère Laura non seulement comme sa création, mais aussi comme un être lui appartenant.

Critique presse :
"A l'époque, Hollywood était très friand de ces histoires d'amour improbables, nées du fantasme d'hommes ordinaires pour des femmes inaccessibles, entrevues sur des tableaux : Fritz Lang en fit le thème central de La Femme au portrait, tout comme Hitch­cock dans Rebecca. Bercée par une rengaine jazz, Laura reste la plus belle...Télérama - Marine Landrot

Récompense: Oscar de la meilleure photographie, Etats-Unis, 1945